Autoconstruire son semoir de semis direct pour céréales

20 mars 2017

Depuis près de deux ans des producteurs des Bouches du Rhône ont entamé une démarche d’auto-construction de leur semoir de semis direct pour les fourrages et les céréales. Pour ce faire, ils ont été accompagnés par l’Atelier Paysan au cours de formations organisées par l’intermédiaire de Bio de PACA.

L’histoire commence en septembre 2015 où un groupe d’agriculteurs passe sur le stand de l’Atelier Paysan, avec Bio de Provence pour soumettre leur idée : auto-construire leur semoir de semis direct adapté à leurs conditions de production et leurs objectifs d’investissements financiers. L’objectif était alors de construire un semoir à coût abordable, bas pour passer sous les oliviers et pouvant fonctionner en sol caillouteux ou sec. Une première journée est alors organisée en novembre 2015 chez François Borel à La Roque d’Anthéron pour poser les bases d’un premier cahier des charges. L’outil voit alors son architecture finale validée lors d’une réunion en février 2016 chez Philippe Peroni : une rangée de disques gaufrés ouvreurs, une rangée de dents avec des socs en T inversé pour favoriser la pénétration de graines dans le sol, puis une rangée avec des chaines plombeuses et niveleuses. Une trémie de 120 litres, avec distribution électrique, ventilation et système de détection optique de l’avance pour gérer la dose à l’hectare sont également prévus.
La construction a ensuite lieu en avril et les essais réalisés tout l’été. Le coût total de l’outil est d’environ 5000 € HT partagé entre quatre paysans.
Un bilan critique de l’outil est ensuite organisé lors d’une journée technique le 15 février dernier. Si le bilan global de l’utilisation de l’outil est satisfaisant, quelques améliorations à apporter sont prévues par le groupe pour éviter les bourrages, améliorer le recouvrement des graines semées et mieux pénétrer dans des terres sèches.

Lire le compte rendu détaillé de la journée d’essai du 15 février
Mathieu Marguerie (Bio de PACA)
Dominique Traullé et Tomas Bustarret (Atelier Paysan)