Dimensionner son projet en PPAM diversifiées !

Agribio04 vous propose de participer à la 1ère demi-journée du cycle de journées techniques PPAM 2019 « Dimensionner son projet de PPAM diversifiées » le vendredi 26 avril 2019 de 9h00 à 12h00 à Montclus (05) sur la ferme de Simon Segretain, avec Christian Icard de l’Atelier Paysan.

Il est important de bien réfléchir au dimensionnement de son atelier PPAM, et notamment en termes de choix de matériel ! C’est une vraie problématique en ce qui concerne les plantes sèches pour lesquelles de nombreuses opérations sont très chronophages si elles sont manuelles : émondage, battage, tri... C’est pourquoi Agribio04 vous propose de visiter la ferme de Simon Segretain à Montclus (05). Simon s’est récemment installé à Montclus ; il cultive une quinzaine d’espèces de plantes aromatiques et médicinales sur un peu plus de 5000 m² et en cueillent une quinzaine de plus pour le marché de l’herboristerie (vente en demi-gros à des herboristes, plante sèche uniquement, 400 kg de plantes sèches vendues en 2018). Il a investi ou auto-construit des outils de transformation pour traiter les plantes après séchage, dans un souci de qualité vis-à-vis de ses clients : séchoir, hache-paille, sasseur (en projet), trieur à alvéoles. Venez nombreux voir ces outils et échanger avec d’autres producteurs et l’Atelier Paysan sur vos besoins !

Programme et plan d’accès ici !

Inscriptions et renseignements : Mégane Véchambre - conseillerppam@bio-provence.org - 06 29 64 24 33.

Agribio04 a réalisé entre septembre 2018 et janvier 2019 une étude sur le fonctionnement et la viabilité d’une vingtaine de fermes en PACA produisant et/ou cueillant des PPAM diversifiées (thym, hélichryse, romarin, rose, géranium, etc.), en particulier pour l’huiles essentielle. Il en ressort que parmi ces fermes se distinguent 2 grands types : (1) les fermes dont la production de PPAM est peu diversifiée (basée sur la lavande et le lavandin), mécanisée et plutôt tournée vers les circuits longs et (2) les fermes qui produisent et cueillent des PPAM pour la production d’une gamme très diversifiée, principalement à destination des circuits courts. Les résultats économiques indiquent des niveaux de revenus par exploitant assez disparates, mais on constate globalement que les fermes du type (3) ont la plupart du temps des niveaux de revenus inférieurs. Bien que les investissements soient relativement faibles (sauf s’il y a un alambic d’au moins 1000L sur la ferme) et la main d’œuvre surtout familiale, la richesse créée n’est pas toujours suffisante à assurer un revenu correct au producteur. Cela peut s’expliquer par différents aspects : une productivité du travail faible du fait que la majorité des opérations soient manuelles (gestion de la culture et post-récolte), une gamme de produits pas assez diversifiée, des circuits de commercialisation (vente directe et circuits courts) qui ne suffisent pas à écouler toute la production, etc. Les producteurs/cueilleurs qui tirent le mieux leur épingle du jeu sont ceux les plus "ancrés" dans leur territoire et qui ont pu se positionner sur une diversité de circuits de commercialisation, autant les circuits courts que les laboratoires et entreprises. Pour en savoir plus : étude complète bientôt disponible sur le site de Bio de PACA.