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Lutte Biologique contre la Mouche de l’Olive

Projet

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Bactrocera olea

La mouche de l’olive, Bactrocera oleae, est probablement l’insecte nuisible le plus préoccupant en oléiculture. Les femelles adultes, très fécondes, déposent en effet leurs œufs au niveau des olives dont les larves se nourrissent avec pour conséquences des dégâts tant au niveau quantitatif que qualitatif.

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Trou de piqûre sur olive

Au niveau mondial, les pertes économiques sont estimées à environ 700 millions d’euros par an. Presque toutes les zones de production sont concernées, notamment le Bassin méditerranéen. A l’heure actuelle, les moyens de lutte contre cet insecte restent principalement chimiques, limitant notamment le développement d’une oléiculture intégrée ou biologique.

La recherche de méthodes de lutte biologique a fait l’objet de nombreux travaux depuis plus de trente ans, notamment en France ou en Italie. L’insecte étudié est un micro-hyménoptère, Psyttalia lounsburyi , originaire d’Afrique, inféodé aux oliviers, et spécialiste de Bactrocera oleae.

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Psyttalia lounsburyi Source : JC Malausa, INRA Sophia

Cet endoparasite de la mouche de l’olive a été testé en Californie mais n’a jamais été introduit en France.

Cela créé, pour l’INRA, l’opportunité de concilier, au travers d’un appel d’offre de l’Agence Nationale de la Recherche, une opération d’acclimatation de grande ampleur avec un questionnement scientifique innovant, « l’importance de l’hybridation dans un processus invasif » .
Ce projet s’inscrit dans une perspective d’au moins 4 ans au cours desquels le parasitoïde Psyttalia lounsburyi devrait être introduit sur soixante dix sites répartis sur la zone de production oléicole française.

Agribio 06 est en charge de différentes tâches :

- Evaluation de l’impact agronomique de P. lounsburyi sur les populations de mouche
- Suivi de la dynamique des populations de mouches
- Evaluation de la dispersion de Psyttalia lounsburyi à l’échelle régionale et parcellaire.

Tout cela peut se faire grâce au suivi des 5 sites de lâchers des Alpes-Maritimes et à l’instauration de 15 sites témoins , sur lesquels aucun lâcher ne sera effectué.

Objectifs

Recherche fondamentale

- Evaluation de l’importance de l’hybridation dans un processus invasif
- Approfondissement de la biologie de P. lounsburyi

Recherche appliquée

- Définir la stratégie finale d’utilisation : acclimatation, lâchers inoculatifs, lâchers inondatifs
- Effet de l’introduction de P. lounsburyi sur la démographie de Bactrocera oleae

Protocole

- Recherche et sélection des sites expérimentaux
- Elevage et introduction des parasitoïdes
- Lâcher de 1000 individus par site
- Echantillonnage
- Analyses des données


Voir Sites de lâchers et Sites témoins

Calendrier

-  2007  : identification des sites de lâchers et optimisation des capacités de production de P. lounsburyi.
-  2008  : production en masse de l’auxiliaire et lâchers de ceux-ci sur les différents sites.
-  2009 et 2010  : mesurer les possibilités d’acclimatation de l’auxiliaire et son efficacité.

Partenaires scientifiques et techniques

- Institut INRA Sophia-Antipolis
- Centre de Biologie et Gestion des Populations (Montpellier)
- European Biological Control Laboratory (Montpellier)
- Société BIOTOP
- Conseil général des Alpes-Maritimes

Liens Internet

- Site INRA