Grâce à une réelle prise de conscience des dangers de la "mal-bouffe", les repas bio en restauration collective française connaissent un développement spectaculaire : 400 000 repas bio servis en 2000, un million en 2001, environ trois millions en 2004 et près de cinq millions en 2007 !
20 % de repas bio en collectivités en 2012 ?
Sur les 5 milliards de repas annuels servis hors foyer, la restauration bio est encore marginale, mais sa progression rapide et les ambitions politiques affichées récemment laissent envisager le meilleur !! Qui n’a pas entendu, au cours du Grenelle de l’environnement, la déclaration du Président Nicolas Sarkozy sur la bio : atteindre 20 % de repas bio en restauration collective en 2012 ?
Si cet objectif paraît difficilement réalisable dans un tel délai, son affichage politique doit conforter et encourager les initiatives locales qui commencent à fuser de toutes parts.
En région Provence Alpes Côte d’Azur l’introduction de repas bio en restauration collective a démarré vers la fin des années 90. A cette époque, la Fédération des Agriculteurs Biologiques (ancienne FAB PACA dénommée aujourd’hui Bio de Provence) réalise plusieurs études sur le sujet. En 2005 elle organise les premiers repas bio avec des produits locaux.
Aujourd’hui certaines communes comme le Rouret (06) sont complètement convaincues et offrent à leurs élèves une restauration 100 % bio tout au long de l’année.
Le Conseil Régional pilote et finance depuis 2005 un programme de mise en place de repas 100 % bio une fois par mois dans les cantines des lycées (40 lycées pour l’année scolaire 2007/2008).
Certains Conseils Généraux comme ceux des Alpes de Haute Provence et du Var contribuent à la mise en place de repas bio dans les collèges.
Des bénéfices écologiques, sociaux et économiques !
Les enjeux d’une alimentation bio en restauration collective sont multiples, par exemple :
- l’éducation au goût et à la diversité culinaire
- l’amélioration de la santé par un meilleur équilibre alimentaire, l’absence de résidus chimiques et une plus grande richesse en vitamines et oligo-éléments
- la protection de l’environnement
- la revalorisation du métier de cuisinier par le travail de produits frais
- le développement de l’économie de proximité et de la production biologique sur le territoire.
Manger bio en collectivité permet de fédérer autour d’un projet commun une grande diversité d’acteurs : les élèves, leurs parents, les professionnels se restaurant hors domicile, les cuisiniers, les nutritionnistes, les enseignants, les chefs d’établissements, les agriculteurs et les entreprises de distribution/négoce.
Souhaitons que ces mobilisations se multiplient et soient perpétuées !


