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Ferme Saint André

BILOCQ Philippe
06 64 31 54 35
La Saulce (Hautes Alpes)

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Système d’exploitation  : arboriculture principalement, et également viticulture

Système de commercialisation  : vente directe (marchés) et semi directe (petits magasins, restauration collective) pour toutes les productions.
Le raisin est vinifié et mis en bouteilles en cave coopérative, Philippe Bilocq vend tout le vin en direct.

SAU  : 8.8 ha de SAU bio dont 7 ha de pommiers et poiriers et 1.8 de vignes
Une vingtaine de variétés cultivées.

Main d’oeuvre  : 3 UTH
Chiffre d’affaire 2008  : 155 000 euros

Energie totale consommée par an  : 18 268 EQF
Energie totale consommée à l’ha  : 2 076 EQF / ha de SAU
Trois premières énergies consommées  : électricité, fioul, gasoil
Emissions annuelles de GES (gaz à effet de serre) : 45 tonnes équivalent CO2 au total, soit 5.2 t eq CO2 / ha

Présentation de l’exploitation

La ferme Saint André est une exploitation principalement arboricole, et secondairement viticole, située en zone montagne à 600 mètres d’altitude, sur la commune de La Saulce. Facile d’accès, elle est à 2 km de la sortie d’autoroute, et à 18 km au sud de Gap.

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Après presque dix ans de travail salarié en tant que conseiller de gestion en milieu agricole, Philippe a l’occasion, en 1992, de s’installer sur 5.5 hectares de terres en location.
Celles-ci étant nues il plante l’ensemble en pommiers et poiriers de variétés diversifiés, avec déjà comme objectif de faire de la vente directe pour valoriser au mieux sa production.
Dès 1993 il convertit son verger à l’agriculture biologique : cela correspond à sa manière d’appréhender l’agriculture (respect de l’environnement, des ressources, de la planète en général), et de toutes façons devient une évidence économique (dès 1992 les prix d’achat des pommes en conventionnel étaient catastrophiques).
Au fur et à mesure des années l’exploitation a des opportunités d’agrandissement, elle compte désormais 7 ha de vergers dont 5.5 de pommiers et 1.5 de poiriers, et 1.8 ha de vignes. La majeure partie de ces terres est en location, le reste en propriété.
Le parcellaire est regroupé autour de la maison d’habitation et du bâtiment d’exploitation, excepté pour les parcelles de vignes situées sur des coteaux entre 1 et 5 km.

Philippe travaille à temps plein sur l’exploitation, aidé de son épouse à mi temps, et de saisonniers pour la taille et la récolte (de fin août à fin octobre il peut y avoir jusqu’à 12 personnes qui travaillent sur l’exploitation). Au total cela représente 3 UTH sur l’année.
Les techniques de production biologique sont bien maîtrisées, et les pratiques sont le plus possible respectueuses de l’environnement : sondes watermark en début de saison d’irrigation, traitements limités au strict minimum, etc. M. Bilocq tolère une proportion d’écarts assez élevée du fait qu’il valorise ceux-ci en jus et compotes.
Les variétés cultivées en arboriculture sont nombreuses : cette diversité est indispensable pour l’étalement des récoltes et de la vente en circuit court, et aussi pour une meilleure maîtrise des ravageurs et maladies en mode de culture biologique.
Le rendement moyen commercialisable en pommes et poires, toutes variétés confondues, est de 15 T/ha, ce qui est correct pour de la production biologique. En raisin rouge il est de 30 qtx et en blanc de 40 qtx.
L’ensemble des pommes et poires commercialisables en frais sont vendus en direct (marchés) ou semi direct (petits magasins), sur une zone géographique assez large (jusque Grenoble). Les fruits sont conservés dans une chambre froide louée à Tallard (à 5 km), dont l’équipement est très vétuste.

Le diagnostic AGIR

Le diagnostic utilisé sur les fermes de ce réseau a été mis au point par le GR CIVAM PACA et Bio de Provence. Il est basé sur le regroupement de deux diagnostics conçus par Solagro : DIALECTE, qui évalue le fonctionnement de l’agro système, et PLANETE, qui établit le bilan énergétique et l’impact de l’exploitation sur les gaz à effet de serre ; avec en complément des indicateurs sur la gestion de l’eau, un indice global sur la gestion des déchets, et enfin des indicateurs de durabilité économique et sociale (issus du RAD). L’ensemble de ces éléments permettent d’établir un plan d’actions global sur l’exploitation, garant d’une cohérence agronomique, environnementale et économique.

Energie

Énergie consommée  : 18 268 EQF par an, soit 2076 EQF / ha de SAU, ce qui la situe bien au dessus de la consommation moyenne des fermes de référence en « Fruits légumes Viti bio » de la base Planète (1119 EQF/ha de SAU). Ce gros écart est essentiellement dû à une consommation d’électricité « anormale », mais les niveaux de consommation de fioul et de gasoil sont eux aussi significativement supérieurs à ceux des fermes de référence.

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Les énergies directes représentent 91 % de la consommation totale d’énergie :
 La consommation numéro un est celle d’électricité, avec 28 500 kWh consommés presque exclusivement par la chambre froide vétuste et peu performante louée pour le stockage des fruits.
 Puis vient le fioul, avec 3557 litres utilisés par an pour la gestion de l’enherbement, les traitements phyto et, pour 34 %, par une pompe d’irrigation.
 Ensuite, avec 3100 litres par an, le gasoil est en troisième position et représente 20 % de la consommation. Il correspond à l’utilisation de plusieurs véhicules utilitaires pour la vente directe. Du fait de sa situation géographique, P Bilocq est obligé de se déplacer assez loin dans la région (Grenoble, Marseille) pour écouler toute sa production.
 Enfin le pompage collectif de l’eau d’irrigation (pompage par le réseau d’adduction pour amener l’eau jusqu’à la borne de l’exploitation), a été estimé à 1225 EQF, soit 7 % de l’énergie totale consommée.

Les énergies indirectes sont presque négligeables, elles ne représentent que 9 % de la consommation totale d’énergie : 1081 EQF pour l’amortissement du matériel et 531 EQF pour celui du hangar. Les quantités d’intrants (produits phytos, engrais et amendements) sont tellement réduites qu’elles sont négligeables en terme énergétique.

Energie produite  : 7071 EQF par an. Elle correspond à l’énergie contenue dans les fruits produits par l’exploitation.

Efficacité Energétique  : (énergie produite/énergie consommée) = 0.39. Cette note est faible et doit être améliorée par une diminution des énergies consommées.

Les énergies indirectes représentent 25% de la consommation totale : la principale consommation indirecte est l’énergie entrant dans la fabrication des produits phytosanitaires (2179 EQF/an). Les produits utilisés (soufre, cuivre, huiles, carpovirusine, argile…) sont autorisés dans le cahier des charges AB mais représentent tout de même des quantités de matières actives importantes.

Energie produite  : 73572 EQF par an. Elle correspond à l’énergie contenue dans les fruits, légumes et foin produits et vendus.

Efficacité Energétique  : (énergie produite/énergie consommée) = 3,23 (au dessus des références en fruits et légumes).

Gaz à Effet de Serre (GES)

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Au total environ 45 tonnes équivalent CO2 sont émises par l’exploitation et par an, soit 5.2 t éq CO2/ha/an.
Elle est due pour moitié à la combustion du fioul, du gasoil, ainsi qu’à la consommation d’électricité, et pour l’autre moitié à l’amortissement carbone de la fabrication du hangar et du matériel.
La part de l’électricité dans les émissions totales de CO2 est faible (10 %), alors qu’elle est la première consommation en énergie. Cela est lié au fait que l’électricité en France est en majorité issue du nucléaire et donc peu productrice de CO2.
Un peu de protoxyde d’azote (N2O) est produit, par la fixation symbiotique des légumineuses des inter rangs.

Diagnostic agri environnemental DIALECTE

Résultat du Diagnostic DIALECTE : 62/100 soit 14 points de plus que la note du groupe de référence.

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 Bonne diversité des productions végétales, même si l’absence de prairies est pénalisant pour ce référentiel.
 Couverture totale des sols en hiver
 Longueur de haies importante.
 Taille moyenne des parcelles petite et ainsi très favorable à la biodiversité et à la protection des cultures
 Bonne gestion de la matière organique.
 Bilan NPK équilibré (voire déficitaire) : pas de risque de pollution de la ressource en eau
 Bonne gestion de l’eau
 Les surfaces traitées en pesticides sont élevées, mais cet indicateur est à relativiser car seuls sont appliqués des produits homologués en bio.
 L’absence d’élevage entraîne l’impossibilité de complémentarité agronomique entre les productions végétales et les productions animales. C’est un aspect qui fait vraiment défaut à cette exploitation, selon la notation DIALECTE.
 La consommation d’énergie à l’hectare est trop élevée.

Diagnostic eau

 Gestion quantitative : Grâce à un système mixte (aspersion et micro aspersion), et du fait aussi de l’utilisation de sondes watermark pour déclencher les irrigations en début de saison, les quantités d’eau consommées sont modérées : environ 3500 m3 par ha et par an.

 Gestion qualitative : les pratiques n’entraînent aucun risque sur la ressource en eau car aucun pesticide ni engrais chimique n’est utilisé et le bilan NPK est loin d’être excédentaire.

Diagnostic déchets

Note globale de 0.6, sur une échelle de 0 à 15 (0 étant la meilleure note). Exploitation exemplaire sur la gestion des déchets : peu de déchets produits, tous sont triés, aucun déchet n’est brûlé.
Les déchets verts (résidus de culture et écarts) sont broyés et restitués au sol.
Les huiles usagées sont retirées dans un fut par un collecteur agréé. Les bidons plastiques de produits phytos sont apportés aux collectes ADIVALOR. Tous les autres déchets non recyclables sur place (3 big bag, 4 pneus, une batterie) sont apportés consciencieusement à la déchetterie municipale.
Enfin Philippe Bilocq utilise peu d’emballages pour la vente de ses produits, il en récupère un maximum pour les réutiliser autant que possible. Difficile de mieux faire !

Diagnostic socio économique

La durabilité socio économique est bonne.
Les points positifs sont une bonne qualité de vie, une bonne socialisation, une bonne multi activité, une bonne viabilité socio économique (revenu par actif), une dépendance aux aides quasi nulle et une excellente occupation du territoire. L’autonomie financière est moyenne mais les gros emprunts se terminent en 2011.
L’amélioration principale porte sur la baisse du niveau des charges de structure.

Le plan d’actions

Remplacement de la vieille chambre froide en location par deux nouvelles : achat de deux nouveaux groupes froids, éco-construction de deux chambres froides avec portes isolées et rideaux. Pose de deux compteurs électriques pour suivre la consommation des chambres froides. Economie attendue de 2664 EQF par an sur la consommation d’électricité.

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Achat d’une désherbeuse à fils pour simplifier la gestion de l’enherbement sur le rang. Economie attendue de 969 EQF sur la consommation de fioul.

Pose de kits économiseurs de carburant sur les deux tracteurs, et réglage du moteur d’un des tracteurs au banc d’essai. Ces deux actions doivent permettre respectivement une économie de 269 EQF et 214 EQF.

Installation d’un chauffe eau solaire avec ballon d’une capacité de 200 litres : 400 EQF économisés par an par rapport à un chauffage électrique de l’eau

Installation de panneaux photovoltaïques en toiture : 64 kWc. Production d’électricité renouvelable de 69 120 KWh soit 17 833 EQF / an, soit 98 % de la consommation actuelle totale d’énergie de l’exploitation. Productivité annuelle de 1080 KWh/KWc.

Système de récupération d’eau de pluie  : elle sera utilisée pour les traitements phytosanitaires. Environ 100 m3 d’eau de pluie récupérée par an

Suivi technique de l’irrigation par l’ARDEPI pour une baisse du volume d’eau pompée :prévision de 137 EQF (énergie de pompage) et 2450 m3 d’eau économisés par an

Installation de toilettes sèches pour les salariés

Eco construction  : Fermeture et isolation du hangar avec des matériaux naturels, montage de cloisons isolées avec des matériaux naturels pour réaliser différentes pièces destinées à améliorer les conditions de travail des salariés (sanitaires, coin repas, chambre de repos).

Chauvet
Daumas
GIRARD
APOSTOLO
CAYRON
Dewelle
GIROD
DUVAL
Ginoux Franck
Avignon
MILLET
BILOCQ
FABRE
Salicis
ESTEBAN
GROS
VADON
Laplane
Chauvet
Claude Chauvet
Chauvet
Barbentane (Bouches du Rhône)
Daumas
Gérard Daumas
Daumas Gérard
MANE (Alpes de Haute Provence)
GIRARD
Philippe Girard
GIRARD Philippe et Helga
La Brillanne (Alpes de Haute Provence)
APOSTOLO
APOSTOLO
APOSTOLO Michel et Catherine
Sillans la Cascade (Var)
CAYRON
Le Cayre de Valjancelle
CAYRON Bruno
Tourves (Var)
Dewelle
EARL l’encagne
Dewelle Denis
Saint Martin de Crau (Bouches du Rhône)
GIROD
Girod
GIROD Dominique et Jean Philippe
LA PENNE (Alpes Maritimes)
DUVAL
DUVAL
DUVAL Claire et Marc
Cadenet (Vaucluse)
Ginoux Franck
EARL La Perdrigone
Ginoux Franck
Maillane (Bouches du Rhône)
Avignon
Avignon Pascal
Avignon Pascal
Mallemort (Bouches du Rhône)
MILLET
MILLET David
MILLET David
Mérindol (Vaucluse)
BILOCQ
Ferme Saint André
BILOCQ Philippe
La Saulce (Hautes Alpes)
FABRE
Pierre Fabre
FABRE Pierre
LA SAGNE (Alpes Maritimes)
Salicis
SALICIS
Salicis Robert
Saint Martin les Eaux (Alpes de Haute Provence)
ESTEBAN
ESTEBAN
ESTEBAN Ludovic et Bernadette
Savournon (Hautes Alpes)
GROS
Domaine les Fouques
GROS Yves, Michelle et Christelle
Hyères (83)
VADON
EARL ST GERMAIN
VADON Germain
ARLES (13)
Laplane
EARL POTAGEROME
Laplane Jérôme
Roquevaire (13)