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Pierre Fabre

FABRE Pierre
0493604020
LA SAGNE (Alpes Maritimes) 06 850

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Système d’exploitation  : maraîchage principalement, et également un peu d’élevage et d’arboriculture

Système de commercialisation  : 33% grossistes (Naturdis), 36% semi gros (magasins, restaurants, revendeurs sur les marchés) et 31% direct (paniers livrés à des particuliers).

SAU  : 82 ha exploités en bio dont 79,5 ha de prairies et parcours, 1,3 ha de maraîchage plein champs et 1,2 ha d’arboriculture (cerisiers, pommiers, poiriers, noyers)
Cheptel  : 20 brebis, 3 chevaux, des poules pondeuses, des canards à rôtir et des lapins

Main d’oeuvre  : 1.4 UTH
Chiffre d’affaire 2007  : 58 000 euros

Energie totale consommée par an  : 3945 EQF
Energie totale consommée à l’ha  : 48 EQF / ha de SAU
Deux premières énergies consommées  : gasoil principalement, puis fioul
Emissions annuelles de GES (gaz à effet de serre) : 25 tonnes équivalent CO2 au total, soit 0.3 t eq CO2 / ha

Présentation de l’exploitation

Pierre Fabre s’installe en 1982 sur la ferme que ses grands-parents avaient abandonnée 40 ans plus tôt. L’installation d’un agriculteur dans la zone est considérée, à l’époque, comme hasardeuse. En effet produire des légumes à 1200 m d’altitude impose déjà de nombreuses contraintes agronomiques (fortes pentes sensibles à l’érosion) et climatiques (fortes gelées de printemps). Mais en plus le site est particulièrement isolé, la route s’arrête au hameau, ce qui complique la commercialisation des produits. La ville la plus proche, Grasse, est à 1h15 de route.

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L’exploitation pratique l’agriculture biologique depuis 1984, et produit une grande variété de légumes, fruits et également des agneaux, des volailles et des lapins. Le maraîchage est la production principale en terme de revenus.
Les pratiques sont très respectueuses de l’environnement, Pierre Fabre a mis progressivement en place des aménagements pour aller dans ce sens ; un bassin de rétention des eaux de pluie, des bandes enherbées et fleuries, des clôtures solaires, des murs en pierres sèches… Produire durablement en zone montagne, nécessite de respecter au mieux son environnement.

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Le diagnostic AGIR

Le diagnostic utilisé sur les fermes de ce réseau a été mis au point par le GR CIVAM PACA et Bio de Provence. Il est basé sur le regroupement de deux diagnostics conçus par Solagro : DIALECTE, qui évalue le fonctionnement de l’agro système, et PLANETE, qui établit le bilan énergétique et l’impact de l’exploitation sur les gaz à effet de serre ; avec en complément des indicateurs sur la gestion de l’eau, un indice global sur la gestion des déchets, et enfin des indicateurs de durabilité économique et sociale (issus du RAD). L’ensemble de ces éléments permettent d’établir un plan d’actions global sur l’exploitation, garant d’une cohérence agronomique, environnementale et économique.

Energie

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Énergie consommée  : 3945 EQF par an, soit 48 EQF / ha de SAU, ce qui la situe très en dessous de la consommation moyenne des fermes de référence de la base Planète en fruits et légumes bio, et même en dessous des références en élevage conventionnel ou bio. Ceci montre que les améliorations continuelles réalisées par Pierre Fabre sur l’exploitation ont déjà porté leurs fruits. L’objectif suivant est d’atteindre une certaine autonomie énergétique sur la ferme.

Les énergies directes représentent 85% de la consommation totale d’énergie.
La principale consommation énergétique de l’exploitation est le gasoil (2732 EQF/an). Elle correspond à l’utilisation du fourgon pour les livraisons. En effet l’exploitant doit parcourir de nombreux kilomètres pour descendre livrer ses produits dans la vallée (plus de 1000 m de dénivelé). La comparaison globale des consommations d’énergies avec d’autres fermes (références Planète) montre bien des résultats supérieurs sur ce poste et nettement inférieurs sur les autres.
Ensuite, en deuxième position vient la consommation de fioul (613 EQF / an). Moins de 550 litres de fioul pour faire fonctionner environ 300 heures par an deux tracteurs à chenilles et deux à roues. Ils ont deux utilités principales : sortir les légumes des parcelles (fort dénivelé d’environ 400 m) et réaliser les travaux du sol (un sous-solage 1 an sur 3, un travail de surface au rotovator, utilisation de rotobèche). Sur certaines parcelles la terre est parfois remontée du bas en haut du champ.

Les énergies indirectes représentent seulement 15% de la consommation totale. La principale consommation indirecte est l’énergie entrant dans la fabrication du matériel (403 EQF/an), puis vient l’énergie entrant dans la fabrication des engrais et amendements et des frais d’élevage (soins des animaux).

Energie produite : 2360 EQF par an. Elle correspond à l’énergie contenue dans les légumes, fruits et produits animaux.

Efficacité Energétique : (énergie produite/énergie consommée) = 0,60 (bien au dessus des références en fruits et légumes conventionnels ainsi que des références en élevage conventionnel ou bio).

Gaz à Effet de Serre (GES)

Au total 25 tonnes équivalent CO2 sont émises par l’exploitation chaque année, soit 0,3 t éq CO2/ha/an. L’impact de l’exploitation sur l’augmentation de l’effet de serre est globalement faible.
Le gaz carbonique (CO2, pour 35%) provient principalement de l’utilisation du fourgon, le méthane (CH4, pour 40%) des ovins, et le protoxyde d’azote (N2O, pour 26%) des déjections animales et de la fixation symbiotique des légumineuses.

Diagnostic agri environnemental DIALECTE

Résultat du Diagnostic DIALECTE : 81/100 soit 30 points de plus que la note du groupe de référence.

 Diversité des productions végétales élevée (10 équivalents espèces). Elle est due à la part importante des prairies naturelles et des parcours dans l’assolement (97% de la SAU)
 Couverture totale des sols en hiver
 Complémentarité entre systèmes de culture et d’élevage : transfert de fertilité, valorisation des résidus de récolte, gestion des adventices par le pâturage, débroussaillage…

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 Bonne gestion de l’eau
 Présence d’éléments naturels (lisière de bois, arbres épars, bosquets pour 12% de la SAU…)
 Lutte phytosanitaire respectueuse de l’environnement.
 Bonne proportion de légumineuses dans la SAU (20%).
 Le seul point pénalisant est la dépendance à 100% de l’extérieur pour les concentrés : la production de foin est déjà difficile sur des parcelles à fortes pentes, la production de céréales y est quasiment impossible.

Diagnostic eau

L’eau d’irrigation provient d’une source, complétée par une unité de récupération d’eau de pluie, le tout distribué par gravité.

 Gestion quantitative : Depuis 1998, on remarque une diminution d’environ 300 m3 de la consommation d’eau pour la même production sur les mêmes surfaces (sur la base d’un diagnostic DIALECTE réalisé en 1998). Cette maîtrise des consommations est liée à la mise en place d’un système de goutte à goutte, à l’utilisation de BRF (Bois Raméal Fragmenté), à la réduction du travail du sol, à l’amélioration de la fertilité du sol et de sa capacité de rétention d’eau. L’irrigation est pratiquée par aspersion et goutte à goutte sur l’ensemble de la sole maraîchère.

 Gestion qualitative : les pratiques n’entraînent aucun risque sur la ressource en eau car aucun pesticide ni engrais chimique n’est utilisé. De plus le bilan CORPEN NPK est équilibré et la bonne couverture des sols limite les risques d’érosion.

Diagnostic déchets

Indice global de 0,9, sur une échelle de 0 à 15 (0 étant la meilleure note). Exploitation exemplaire sur la gestion des déchets. Les déchets verts (invendus et résidus de culture) sont actuellement soit compostés, soit consommés par les animaux. Les films plastiques (principalement le P17) sont recyclés derrière les murs de pierre sèche. Les bidons plastique sont déposés en déchetterie ou réutilisés.

Diagnostic socio économique

Le diagnostic fait apparaître une exploitation très durable d’un point de vu socio économique.
Les points positifs sont une bonne qualité de vie, une bonne socialisation, une absence de dépendance aux aides, un entretien du territoire et du paysage grâce au troupeau, une bonne efficacité du capital et une très bonne autonomie financière (capacité d’autofinancement) puisque tous les emprunts ont été soldés.
Les améliorations portent sur l’efficacité économique qui est moyenne, mais difficile de faire mieux sur ce système de maraîchage de montagne. La réduction des coûts de transports pour les livraisons contribuerait toutefois à améliorer l’efficacité du système. Le taux de spécialisation est important, puisque ce sont les productions de légumes qui procurent 80% des revenus. La production d’électricité photovoltaïque permettrait à la fois de diversifier les revenus et de compenser 100% les consommations d’énergie.

Le plan d’actions

Réglage moteur et Rétrokit : Il est proposé de passer les tracteurs les plus utilisés au banc d’essai moteur mobile pour en optimiser le fonctionnement. L’installation d’un économiseur de carburant (« rétrokit nano ») permettra de réduire la pollution à la sortie du pot d’échappement et les consommations de gasoil sur le fourgon de livraison.

Photovoltaïque : Une solution pour économiser du gasoil pourrait être un véhicule de transport électrique rechargé par des panneaux solaire, comme souhaité par Pierre Fabre. Cependant ce type de véhicule utilitaire avec bonne autonomie n’est pas encore accessible. Toutefois, il est possible de mettre en place une installation photovoltaïque raccordée au réseau. C’est d’ailleurs ce qui est envisagée sur le toit de la bergerie. Une étude de faisabilité a été réalisée pour une installation de 100 m² soit environ 13,1 kWc. L’installation réalisée permettra de compenser 100% de l’énergie totale utilisée pour le bon fonctionnement de l’exploitation agricole. La production annuelle sera au minimum de 16 800 kWh, soit 1282 kWh / kWc installé.

Chauvet
Daumas
GIRARD
APOSTOLO
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DUVAL
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Avignon
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BILOCQ
FABRE
Salicis
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GROS
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Claude Chauvet
Chauvet
Barbentane (Bouches du Rhône)
Daumas
Gérard Daumas
Daumas Gérard
MANE (Alpes de Haute Provence)
GIRARD
Philippe Girard
GIRARD Philippe et Helga
La Brillanne (Alpes de Haute Provence)
APOSTOLO
APOSTOLO
APOSTOLO Michel et Catherine
Sillans la Cascade (Var)
CAYRON
Le Cayre de Valjancelle
CAYRON Bruno
Tourves (Var)
Dewelle
EARL l’encagne
Dewelle Denis
Saint Martin de Crau (Bouches du Rhône)
GIROD
Girod
GIROD Dominique et Jean Philippe
LA PENNE (Alpes Maritimes)
DUVAL
DUVAL
DUVAL Claire et Marc
Cadenet (Vaucluse)
Ginoux Franck
EARL La Perdrigone
Ginoux Franck
Maillane (Bouches du Rhône)
Avignon
Avignon Pascal
Avignon Pascal
Mallemort (Bouches du Rhône)
MILLET
MILLET David
MILLET David
Mérindol (Vaucluse)
BILOCQ
Ferme Saint André
BILOCQ Philippe
La Saulce (Hautes Alpes)
FABRE
Pierre Fabre
FABRE Pierre
LA SAGNE (Alpes Maritimes)
Salicis
SALICIS
Salicis Robert
Saint Martin les Eaux (Alpes de Haute Provence)
ESTEBAN
ESTEBAN
ESTEBAN Ludovic et Bernadette
Savournon (Hautes Alpes)
GROS
Domaine les Fouques
GROS Yves, Michelle et Christelle
Hyères (83)
VADON
EARL ST GERMAIN
VADON Germain
ARLES (13)
Laplane
EARL POTAGEROME
Laplane Jérôme
Roquevaire (13)