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Philippe Girard

GIRARD Philippe et Helga
04 92 79 81 97
La Brillanne (Alpes de Haute Provence)

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Système d’exploitation : maraîchage diversifié

Système de commercialisation diversifié : 130 paniers par semaine sur 2 AMAP, un marché à La Brillanne, des magasins spécialisés, des cantines scolaires et la plateforme des magasins Biocoop

SAU : 17 ha exploités en bio dont 10 ha de maraîchage plein champs et serres froides, le reste des surfaces est représenté par des cultures de blé, de tournesol, d’oliviers, de vesce, de sainfoin ou par des bandes enherbés permanentes

Main d’oeuvre : 7 UTH
Chiffre d’affaire 2009 : 263 000 euros

Energie totale consommée par an : 16 738 EQF
Energie totale consommée à l’ha : 986 EQF / ha de SAU
Trois premières énergies consommées : fioul, électricité, gasoil et paillage plastique à égalité
Emissions annuelles de GES (gaz à effet de serre) : 124 tonnes équivalent CO2 au total, soit 7.3 t eq CO2 / ha

Présentation de l’exploitation

En 1998, Philippe et Helga Girard s’installent en maraîchage biologique sur 3,3 ha en propriété. De 1999 à 2006, l’exploitation s’agrandit progressivement, pour atteindre environ 17 ha aujourd’hui. En terme de commercialisation, la ferme a atteint un équilibre entre vente directe / semi directe (53%) et vente en gros (46%).
Suite à la réalisation en 2003 d’un Diagnostic Agri Environnemental (DAE : évaluation de la performance environnementale d’une ferme), les exploitants se rendent compte, entre autres, que leur consommation d’énergie est importante : 10 000 kWh en électricité et 2400 litres de fioul sur l’année, soit environ 5000 équivalent-litres de fioul par an. Ce résultat, tout en étant dans les normes des fermes maraîchères, est en soit conséquent. Une ferme céréalière par exemple consommera deux fois moins d’énergie à l’hectare. En maraîchage, les passages de tracteur sur une même surface sont plus importants et l’utilisation des chambres froides augmente considérablement les consommations électriques. Au vu de ces résultats et dans le cadre d’une recherche d’autonomie énergétique sur la ferme, les exploitants ont commencé entre 2003 et 2005 des démarches pour atténuer la dépendance de l’exploitation envers les énergies fossiles : essais d’utilisation de réacteurs Pantone sur les tracteurs, et réflexion sur l’utilisation de l’huile de tournesol en tant que carburant végétal. En 2006, le projet de production d’électricité photovoltaïque voit le jour, grâce au concours du Conseil Régional PACA et de l’ADEME. Ce site de production compensait à l’époque largement les consommations électriques de la ferme. La production d’électricité devient alors une production à part entière de l’exploitation. Des légumes en AB et de l’électricité produite pour le réseau ne serait-ce pas le début de « l’exemplarité » ?

Le diagnostic AGIR

Le diagnostic utilisé sur les fermes de ce réseau a été mis au point par le GR CIVAM PACA et Bio de Provence. Il est basé sur le regroupement de deux diagnostics conçus par Solagro : DIALECTE, qui évalue le fonctionnement de l’agro système, et PLANETE, qui établit le bilan énergétique et l’impact de l’exploitation sur les gaz à effet de serre ; avec en complément des indicateurs sur la gestion de l’eau, un indice global sur la gestion des déchets, et enfin des indicateurs de durabilité économique et sociale (issus du RAD). L’ensemble de ces éléments permettent d’établir un plan d’actions global sur l’exploitation, garant d’une cohérence agronomique, environnementale et économique.

Energie

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Énergie consommée  : 16738 EQF par an, soit 986 EQF / ha de SAU, ce qui la situe en dessous de la consommation moyenne des fermes de référence de la base Planète en fruits et légumes bios, mais au-dessus des références en fruits et légumes conventionnels. Ceci montre que malgré les efforts déjà consentis par Philippe GIRARD pour économiser l’énergie, il reste encore des marges de manoeuvre.

Les énergies directes représentent 67% de la consommation totale d’énergie.
La principale consommation est le fioul qui alimente les tracteurs (4137 EQF/an).
Ensuite, presque à égalité en deuxième position vient la consommation d’électricité (4025 EQF / an). Elle est due à 80% aux groupes froids servant à faire fonctionner 3 caisses frigorifiques. Le reste est lié aux différents éclairages.
En troisième position se trouvent les « autres produits pétroliers » (3153 EQF/an), qui sont représentés à 88% par le gasoil utilisé pour les livraisons, le gaz servant au désherbage thermique et le gaz butane servant aux salariés pour la préparation des repas. Les énergies indirectes représentent 33% de la consommation totale : la principale consommation indirecte est l’énergie entrant dans la fabrication des plastiques agricoles (3156 EQF/an), puis vient l’énergie entrant dans la fabrication du matériel, des bâtiments et des semences.

Energie produite : 11 700 EQF par an. Elle correspond à l’énergie contenue dans les divers légumes et céréales cultivés. Efficacité Energétique : (énergie produite/énergie consommée) = 0,70 (bien au dessus des références en fruits et légumes conventionnels mais en dessous à celle des fermes de référence en bio)

Gaz à Effet de Serre (GES)

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Au total 124 tonnes équivalent CO2 sont émises par l’exploitation et par an, soit 7,3 t éq CO2/ha/an.
La production de CO2 est très nettement la principale contribution de l’exploitation sur l’augmentation de l’effet de serre : elle est liée essentiellement à la combustion des carburants, et à la fabrication du matériel, des plastiques et des bâtiments (serres comprises).
Les émissions de protoxyde d’azote (N2O pour 3%) sont très faibles et liées à la fixation symbiotique des légumineuses. La production de méthane (CH4 pour 2%) provient des quelques chevaux présents sur l’exploitation.

Diagnostic agri environnemental DIALECTE

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Résultat du Diagnostic DIALECTE : 63/100 soit 12 points de plus que la note du groupe de référence.

 Bonne diversité des productions végétales (9,3 équivalents espèces).
 Couverture totale des sols en hiver
 Bonne proportion de légumineuses dans la SAU (21%).
 Taille moyenne des parcelles très favorable à la biodiversité et à la protection des cultures
 Lutte phytosanitaire respectueuse de l’environnement.
 La ferme ne possède pas d’animaux, mais quelques chevaux pâturent sur l’exploitation, principalement sur les parcelles de sainfoin  Bonne gestion de l’eau
 Faible présence d’éléments naturels (lisière de bois, arbres épars, bosquets…) : 6% de la SAU.
 Seulement la moitié des surfaces reçoivent de la matière organique chaque année
 Bilan P2O5 (phosphore) légèrement excédentaire, à mettre en relation avec les difficultés d’assimilation du sol.

Diagnostic eau

L’irrigation est pratiquée par aspersion et goutte à goutte sur l’ensemble de la sole maraîchère. L’eau provient du canal de la Durance (2 bornes sous pression à 9 bars avec compteur).
 Gestion quantitative : Lors du premier DAE réalisé sur la ferme en 2003, les consommations étaient d’environ 4300 m3 par ha. Elles sont aujourd’hui de 2869 m3 / ha. Cette diminution est probablement due à l’utilisation plus importante du goutte à goutte, au raisonnement de l’irrigation grâce à des carottages, à l’expérience accumulée depuis plusieurs années, qui permet une bien meilleure maîtrise de l’irrigation. Il est vrai aussi que l’année 2008 a été bien plus pluvieuse que les années précédentes. En 2008, la pluviométrie était de 740 mm alors que de 2004 à 2007 elle a été en moyenne de 417 mm !! (Chiffres issues des relevés réguliers de pluviométrie sur la ferme). Environ 350 m3 sont utilisé pour le lavage des légumes.
 Gestion qualitative : les pratiques n’entraînent aucun risque sur la ressource en eau car aucun pesticide ni engrais chimique n’est utilisé. De plus le bilan CORPEN NPK est équilibré et la bonne couverture du sol limite les risques d’érosion.

Diagnostic déchets Indice global de 1,5, sur une échelle de 0 à 15 (0 étant la meilleure note). Exploitation exemplaire sur la gestion des déchets.
Les déchets verts (invendus et résidus de culture) sont actuellement broyés et réincorporés directement au sol ou compostés en tas. Les films plastiques (paillage et bâches) sont stockés temporairement et déposés à la déchetterie. L’utilisation de paillage polyéthylène est limitée au maximum par des techniques de désherbage thermique et mécanique et l’achat d’une bineuse dirigée performante devrait à terme permettre de la limiter davantage.

Diagnostic socio économique Le diagnostic fait apparaître une exploitation très durable d’un point de vu socio économique.

Les points positifs sont une bonne qualité de vie, une bonne socialisation, une absence de dépendance aux aides, une excellente occupation du territoire, une bonne efficacité du capital et une très bonne autonomie financière (capacité d’autofinancement).
Les améliorations portent sur les conditions de travail (bâtiments insuffisants au regard de l’augmentation de la production légumière et du nombre de salariés), l’efficacité économique et les contraintes structurelles (beaucoup de charges de main d’œuvre). Le taux de spécialisation est important, cependant, n’est pas pris en compte ici la diversité des productions de légumes et des circuits de commercialisation.

Le plan d’actions

 Réglage moteur et Rétrokit : Il est proposé de passer les tracteurs les plus utilisés au banc d’essai moteur mobile pour en optimiser leur fonctionnement. L’installation d’un économiseur de carburant (« rétrokit nano ») permettra de réduire la pollution à la sortie du pot d’échappement, et les consommations de fioul.
 Réduire les consommations des chambres froides : Le changement des vieilles portes (points de déperdition calorifique) semble indispensable pour espérer diminuer les consommations sur ce poste. La protection du soleil de la chambre froide extérieure, par une extension du bâtiment existant sous forme d’auvent, permettrait de réduire la consommation électrique du moteur.
 Compteurs d’énergies : chaque moteur des chambres froides sera équipé d’un compteur électrique, ce qui permettra de suivre leurs consommations et de définir d’où proviennent plus précisément les pics de consommations.
 Détecteurs de présence : La mise en place d’un détecteur de présence dans les zones éclairées du hangar permettrait un gain considérable de l’ordre de 75% des consommations de lumière.
 Photovoltaïque : Philippe Girard a conçu la construction des nouveaux bâtiments avec une couverture maximum de panneaux photovoltaïques (770 m²). Ce qui engendre une particularité puisque une partie de toiture orientée au nord sera également couverte. L’électricité sera revendue sur le réseau. L’installation photovoltaïque de 105 kWc servira ainsi en partie de toiture et permettra de compenser largement la totalité des consommations annuelles de l’exploitation en énergie fossile. Elle produira environ 116 375 kWh par an, soit une productivité de 1108 kWh / kWc installé (ce qui est très correct étant donné qu’une partie des panneaux est exposée au nord).

La construction d’une serre de production de plants, double paroi avec dalle d’inertie et puit canadien permettra de répondre à un double enjeu : économie d’énergie et développement agro économique de l’exploitation.

Légumes plein champs sans paillage. Dans l’objectif de limiter l’utilisation de paillage plastique en 2009, un test de culture de salades en plein champ sans paillage a été réalisé. Cette pratique demande beaucoup de technicité pour gérer les adventices. Elle nécessite du temps de travail en plus pour désherber à la main si besoin, mais permet de gagner du temps sur la mise en place et le retrait du plastique après culture. Cependant les résultats semblent encourageants et cette pratique sera poursuivie sur environ 7000 m².

 Paillage biodégradable : Il est envisagé de remplacer l’utilisation d’une partie du plastique classique par du paillage biodégradable. La mise en place est plus délicate, la matière est en général plus fragile, c’est pourquoi un test sera réalisé sur 4 500 m² dans un premier temps.

 Un bassin de rétention d’eau de pluie va être mis en œuvre, permettant de créer une réserve tampon grâce à la récupération d’eau de pluie des toitures et permettant l’amélioration de la circulation des véhicules autour des bâtiments (aujourd’hui, lors des fortes pluies les voies de circulation sont embourbées et des ornières sont crées, de plus les serres proches sont souvent inondées).
 Toilettes sèches : La mise en place de toilettes sèches permettra d’économiser de l’eau à la vue du nombre important de salariés travaillant sur la ferme. Cette action fait aussi partie d’une amélioration des conditions de travail de ces salariés avec la mise en place d’un vestiaire et d’une douche. (Voir plan d’action eau et socio économique).

 Eco construction d’un bâtiment

En vue d’améliorer ses conditions de travail et celles de ses salariés, Philippe Girard a besoin de nouveaux bâtiments pour le lavage, le stockage et la préparation des commandes de légumes, pour le stockage des emballages, des amendements et des terreaux, pour le travail de pépinière, pour l’atelier mécanique, pour abriter le matériel. De cette action, en découlent plusieurs simultanément : protection de la chambre froide contre soleil et chaleur, mise en place de panneaux solaires en couverture, récupération d’eau de pluie sur les toitures. Afin de limiter le plus possible l’impact environnemental de ces nouvelles construction, Philippe GIRARD a choisi de le construire en matériaux naturels : ossature et bardage bois.
La forte augmentation du nombre de salariés demande aussi de réfléchir à certains aménagements qui seront mis en place en parallèle de la construction des nouveaux bâtiments : Vestiaire, douche solaire, toilettes sèches, garage à vélo. Une réflexion est engagée sur les déplacements domicile / travail des salariés avec éventuellement une prime au covoiturage et aux vélos.

Chauvet
Daumas
GIRARD
APOSTOLO
CAYRON
Dewelle
GIROD
DUVAL
Ginoux Franck
Avignon
MILLET
BILOCQ
FABRE
Salicis
ESTEBAN
GROS
VADON
Laplane
Chauvet
Claude Chauvet
Chauvet
Barbentane (Bouches du Rhône)
Daumas
Gérard Daumas
Daumas Gérard
MANE (Alpes de Haute Provence)
GIRARD
Philippe Girard
GIRARD Philippe et Helga
La Brillanne (Alpes de Haute Provence)
APOSTOLO
APOSTOLO
APOSTOLO Michel et Catherine
Sillans la Cascade (Var)
CAYRON
Le Cayre de Valjancelle
CAYRON Bruno
Tourves (Var)
Dewelle
EARL l’encagne
Dewelle Denis
Saint Martin de Crau (Bouches du Rhône)
GIROD
Girod
GIROD Dominique et Jean Philippe
LA PENNE (Alpes Maritimes)
DUVAL
DUVAL
DUVAL Claire et Marc
Cadenet (Vaucluse)
Ginoux Franck
EARL La Perdrigone
Ginoux Franck
Maillane (Bouches du Rhône)
Avignon
Avignon Pascal
Avignon Pascal
Mallemort (Bouches du Rhône)
MILLET
MILLET David
MILLET David
Mérindol (Vaucluse)
BILOCQ
Ferme Saint André
BILOCQ Philippe
La Saulce (Hautes Alpes)
FABRE
Pierre Fabre
FABRE Pierre
LA SAGNE (Alpes Maritimes)
Salicis
SALICIS
Salicis Robert
Saint Martin les Eaux (Alpes de Haute Provence)
ESTEBAN
ESTEBAN
ESTEBAN Ludovic et Bernadette
Savournon (Hautes Alpes)
GROS
Domaine les Fouques
GROS Yves, Michelle et Christelle
Hyères (83)
VADON
EARL ST GERMAIN
VADON Germain
ARLES (13)
Laplane
EARL POTAGEROME
Laplane Jérôme
Roquevaire (13)