Interview : Patrick Augier, agriculteur bio dans le Vaucluse

Dans le cadre d’une campagne de communication pour la SCIC Manger Bio en Provence, nous avons réalisé une série d’interviews de producteurs, transformateurs et collectivités.
Voici le témoignage de Patrick Augier, agriculteur bio à Saint Saturnin les Apt dans le Vaucluse.

Pouvez-vous nous présenter votre exploitation ?
Ma société s’appelle l’Earl Patrick AUGIER, je suis exploitant depuis 1996, dès cette année-là en bio. La ferme se situe entre les communes de Saint-Saturnin-les-Apt et Roussillon dans le Luberon (84). J’en suis gérant avec mon fils Romain et mon épouse Marina qui sont salariés-associée à l’année.
Mon exploitation se découpe en plusieurs cultures : 4 hectares de cerises de bouche (5 variétés) dont 2 hectares sont des nouvelles plantations sous filets, 6 hectares de raisins de table (9 variétés), 1 hectare de courges/potimarrons, 5 hectares de raisins de cuve qui sont vinifiés à la coopérative Sylla à Apt, 1 hectare de pommiers sous filets (3 variétés), 0,5 hectare d’olives et 16 hectares de céréales (blé tendre).

Qu’est-ce que le bio apporte en plus selon-vous ?
Le bio apporte le respect de la nature, de la terre et de l’environnement : il permet de joindre une valeur ajoutée à mon produit. Cela apporte également un vrai respect du consommateur et de soi-même car l’agriculture biologique nous permet de conserver une bonne santé, apporter plus de vitamines, plus de qualité nutritionnelle et au final, plus de goût.
Personnellement le bio m’apporte une harmonie avec l’environnement et le bien-être de travailler en extérieur dans les champs sans subir la pollution des produits phytosanitaires.

Depuis quand avez-vous commencé à fournir les collectivités ? Pourquoi ce choix, quel est l’objectif ?
Je fournis les collectivités depuis une dizaine d’années, principalement des pommes, des raisins et des cerises.
Mon objectif est de fournir des produits de qualité à des enfants futurs adultes pour les éduquer à bien manger, leur faire goûter des produits bio, sain et locaux. Cela me permet de faire connaître mes produits au niveau local (dans le pays d’Apt) et au niveau régional (dans la région PACA : Marseille, Avignon, Sénas, Nice…).

En quoi votre collaboration avec Manger Bio en Provence vous a aidé dans cette démarche ?
Cette collaboration avec Manger Bio en Provence me permet de multiplier mes ventes, surtout auprès de nouveaux contacts que je ne connaissais pas avant. Sur le plan logistique, Manger Bio en Provence, n’a pas de local de transaction près de chez moi. Cela ne permet donc pas une prise en charge de la marchandise par la plateforme, mais ils sont en plein développement et disposent d’un entrepôt depuis peu sur Marseille.

Est-ce que vous conseillerez aux autres producteurs de fournir les collectivités locales ?
Je conseillerai aux autres producteurs de fournir les collectivités locales s’ils ont des produits complémentaires aux miens pour fournir une gamme diversifiée et pour élargir la proposition tout au long de l’année. Le plus simple est de contacter directement Manger Bio en Provence. Vous pouvez en parler à des producteurs qui font déjà partie de la coopérative ou en vous rapprochant de votre Agribio départemental.

Propos recueillis par Maëva Augier et l’équipe de communication de bio de PACA