Projet CHAM’EAU

Le projet
CHAM’EAU 1 - 2024/2025
Cactus à Haut potentiel Agronomique pour la Maitrise de l’EAU a été porté par Agribio 13 dans le cadre de ses travaux sur les plantes résistantes au changement climatique.

C’est un projet d’expérimentation qui concerne 2 espèces de cactus à fort potentiel :
 le figuier de barbarie (Opuntia ssp.)
 le fruit du dragon ou pitaya (Selenicereus ssp.)

Le figuier de barbarie

C’est un cactus buissonnant à arbustif pouvant atteindre plusieurs mètres de hauteur Il est cultivé pour ses fruits dans de nombreux pays, mais peut l’être aussi pour la production de jeunes raquettes qui sont comestibles ou la production d’huile de pépin très prisée par le secteur de la cosmétique. Sa période immature est de 3 ans.
4 sites de d’essais : Saint-Gilles (30), La Fare-les-Oliviers, Marseille, Roquevaire, chacun ayant les 6 mêmes variétés à fruits déjà cultivées en Europe (Espagne et Italie).

OBJECTIFS

  • Tester la faisabilité technique de la culture d’opuntia dans les Bouches-du-Rhône et les départements limitrophes.
  • Évaluer les performances technico-économiques de la culture pour ses différents usages selon différents systèmes de cultures et dans différents systèmes de production.
  • Identifier des cultivars adaptés à notre contexte et aux différents enjeux mentionnés.
  • Promouvoir sa culture et sa consommation faciliter l’ancrage de celle-ci dans le paysage culturel et alimentaire local.

Le pitaya

Le fruit du dragon ou pitaya est un cactus liane gélif, il doit être conduit sur tuteur sous abri. Il est connu pour ses faibles besoins en eau et sa croissance vigoureuse. Il produit un fruit très coloré, rafraichissant et nutritionnel. Sa période immature est de 2 ans à 3 ans.
Deux essais sous serre : Berre L’Etang (12 variétés) et Carqueiranne (8 variétés différentes)
Une parcelle en production suivie à Fréjus.

OBJECTIFS

  • Tester la faisabilité technique de la culture de pitaya dans les Bouches-du- Rhône et les départements limitrophes sous abri non chauffé
  • Développer la connaissance de la plante en ce qui concerne les dynamiques de floraison, la pollinisation et la conduite technique en générale.
  • Évaluer les performances technico-économiques de la culture
  • Identifier des cultivars adaptés à notre contexte et aux différents enjeux mentionnés
  • Promouvoir la culture et de la consommation de pitaya
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BILAN DE CES DEUX ANNÉES

Ces deux premières années d’expérimentation nous auront permis de nous familiariser avec ces deux cactacées, pour lesquelles il n’existe aucune référence en français.

Concernant le figuier de Barbarie
Les résultats préliminaires de croissance paraissent encourageants et confirment que les opuntias sont des plantes rustiques qui peuvent s’adapter au climat méditerranéen du territoire étudié. Toutefois, il faudra attendre plusieurs années pour évaluer pleinement le potentiel technico-économique de ces cultures.
En parallèles, des essais de transformation de figue de barbarie en plusieurs produits (confiture, vinaigre, alcool) ont été réalisés de manière à anticiper les aspects transformation/commercialisation.

Concernant le pitaya
Les suivis chez les deux agriculteurs ont montré des disparités importantes entre les variétés, sur la vitesse de croissance, la précocité ou le cycle reproductif. Il y a fort à parier que des différences au niveau du goût ou de la qualité des fruits se fassent aussi ressentir.
L’expérience mise en place à Fréjus a permis de mieux comprendre l’impact de la pollinisation sur la productivité et a montré des résultats exceptionnels, en particulier sur le taux d’avortement. Les conclusions de cette étude ont pu être déjà intégrées dans l’itinéraire technique des producteurs afin d’améliorer leurs rendements. D’autres expériences du même type seront à mettre en place, afin de valider ces résultats sur toutes les autres variétés cultivées. En revanche, la sobriété en eau n’a pas été démontrée. Aussi, afin de mieux évaluer le besoin en eau des pitayas, les apports en eau seront maitrisés selon plusieurs modalités et le suivi de l’état hydrique des sols sera assuré par la pose de sondes capacitives. -> CHAM’EAU 2 !

Agribio 13
Maison des Agriculteurs
22 avenue Henri Pontier
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