GIEE FertiSolBio04 - Améliorer la fertilité des sols en maraîchage biologique

Depuis 2019, le Groupement d’Intérêt Economique et Environnemental (GIEE) "FertiSolBio04" travaille sur l’amélioration de la gestion de la fertilité des sols en maraîchage biologique par la mise en place de pratiques agroécologiques dans les Alpes de Haute-Provence.

Cette page a pour but de recenser toutes les informations et actions réalisées dans le cadre du GIEE FertiSolBio04.
Pour les résultats des essais, se rendre en fin de page !

A propos du collectif...

Le GIEE est composé aujourd’hui de 17 exploitations maraîchères, avec des fonctionnements très différents selon la diversité de légumes cultivés et la surface. Les fermes du collectif sont de différents types :
- Exploitations maraîchères peu mécanisées et diversifiées d’1 ha ou moins,
- Exploitations maraîchères mécanisées et diversifiées de l’ordre de 1 ha à 2,5 ha,
- Exploitations légumières mécanisées avec une production majoritaire de légumes plein champ sur 4-5 ha en moyenne

Les exploitations se situent pour la majorité dans le sud du département, sur les territoires suivants : bassin forcalquiérain (Forcalquier, Mane, La Brillanne), pays de Banon (Banon, Aubenas-les-Alpes, Ongles), vallée de la Durance (Les Mées, Vinon-sur-Verdon), pays Dignois (Le Chaffaut-Saint-Jurson, Clumanc) et vallée du Jabron (Curel). Il s’agit globalement de zones de plaine ou vallons sur sols argilo-calcaires ou plus limoneux en bord de Durance, marquées par un climat méditerranéen chaud et sec, bien que certains maraîchers soient situés dans des zones plus montagneuses et plus froides (vallée du Jabron, Digne et alentours), caractérisées par des gelées précoces à l’automne et tardives au printemps. Les actions mises en place permettent le développement et le renforcement de pratiques agroécologiques sur ce territoire qui connait de plus en plus d’épisodes de sécheresse.

Nos actions depuis 2019 !

Depuis 2019, Agribio04 accompagne les producteurs dans la mise en place et le suivi d’essais de nouvelles pratiques, afin de tendre vers une gestion plus durable de la fertilité des sols en maraîchage.
Entre autres, le GIEE a décidé de s’axer sur un levier majeur de la fertilité : les couverts végétaux !

Quelle différence entre engrais vert et couvert végétal ?
- Un engrais vert correspond à l’utilisation d’un couvert végétal pour son caractère fertilisant vis à vis de la culture suivante, puisqu’il peut permettre de capter l’azote de l’air, mais aussi rendre disponible un certain nombre d’éléments minéraux pour la culture suivante.
- Un couvert végétal est quant à lui la pratique d’implanter une ou plusieurs espèces, dans le but de couvrir le sol, améliorer la structure et l’activité biologique du sol, limiter l’érosion et le ruissellement, capter et stocker du carbone, rendre disponible les nutriments dans le sol, favoriser la biodiversité et limiter les bioagresseurs (dans une moindre mesure). Il peut-être mis en place entre deux cultures dans le temps ou dans l’espace.

Les essais réalisés dans le cadre du GIEE

Les essais sur des pratiques innovantes et agroécologiques est l’action principale du GIEE. Chaque année et ce jusqu’en 2022, des essais ont été mis en place, ils sont détaillés dans la partie suivante.
La mise en œuvre de certaines pratiques est encore au stade expérimental aujourd’hui, en particulier en contexte méditerranéen, bien qu’il existe d’autres groupes de maraîcher en PACA qui travaillent sur des thématiques similaires.

Des analyses de sol très poussées

Grâce au laboratoire Celesta-lab, 10 analyses de sol ont pu être réalisées. Elles permettent de caractériser les sols de 10 exploitations du GIEE, par leur caractéristiques physico-chimiques (nutriments, CEC, oligo, granulométrie, etc.) et biologiques (MO libre et liée, biomasse microbienne et activité de minéralisation). In fine, il s’agira de comprendre quelles pratiques les maraîchers peuvent mettre en place pour améliorer la fertilité de leur sol, et grâce à quels leviers !

Une journée sur ces analyses est prévue, résultats à venir... Patience !

Des diagnostics pour évaluer l’importance de la fertilité sur l’efficacité technico-économique des exploitations

Des diagnostics devront permettre de caractériser les différents leviers pour réduire l’impact des intrants et des pratiques techniques sur les charges des exploitations, et donc sur le résultat économique de ces dernières !
Action en cours, résultats à venir...

Une filière d’approvisionnement en Matières Organiques locales ?

Le GIEE, en lien avec d’autres acteurs, essaient de travailler sur la valorisation de matières organiques locales, comme les déchets verts, afin de favoriser un cercle vertueux entre collectivités, déchèteries, paysagistes et agriculteurs !
Beaucoup de producteurs sont intéressés, mais beaucoup de questions restent en suspens vis à vis de la gestion logistique et matérielle de cette matière sur le territoire, nous comptons bien continuer à creuser cette thématique à l’avenir !

Résultats

Les essais réalisés en 2020

En 2020, plusieurs essais ont été suivis, les résultats sont disponibles sur demande, une synthèse sera mise en ligne d’ici la fin de projet !

Les essais réalisés en 2021

En 2021, 7 essais ont été mis en place, sous la forme de comparaison de modalités, ou de suivis de pratiques (ex : roulage d’un couvert végétal)

Vous retrouverez tous les résultats (avec de belles photos !) en cliquant ici
Résultats essai par essai :
Essai A - Occultation d’un couvert comparé à un travail du sol
Essai B - Semis et destructions de couvert à 2 dates différentes
Essai C - Roulage puis occultation d’un couvert
Essai D - Broyage d’un couvert comparée au pâturage
Essai E - Comportement de 4 types d’engrais dans le sol
Essai F - Conduite de culture avec ou sans engrais organique
Essai G - Dynamique de l’azote en non travail du sol après apport massif de broyat de DV composté et grossier

Les résultats des essais déjà effectués par les maraîchers n’ont pas encore été suffisamment approfondis afin d’en valider tous les potentiels impacts agro-environnementaux (qualité du sol), économiques (économies d’intrants, meilleurs rendements, etc.) et sociaux (temps de travail, pénibilité). Il y a donc un réel enjeu à poursuivre ces expérimentations et échanger entre producteurs du groupe sur la base de ces essais, afin que ces échanges soient un vrai outil d’aide à la décision (fertilisation, travail du sol, etc.) pour chacun.